Vivre les 3 « P » !
L’Église nous offre chaque année un temps particulier, le Carême. Temps au cours duquel nous sommes invités à recevoir la grâce de la réconciliation avec Dieu, temps liturgique pour entrer dans la miséricorde infinie de Dieu, pour se retrouver soi-même face à Dieu et vivre l’essentiel en s’ouvrant aux autres. C’est en ce sens que le Carême est un temps de conversion. Pour prendre le chemin de Pâques, quarante jours nous sont sonnés afin d’entrer plus intimement dans le mystère du Christ lui-même et de se mettre à sa suite.
Le Carême, temps des trois « P » : Prière, Pénitence, Partage
Prière personnelle ou communautaire. Temps pour se mettre ou se remettre face à Dieu au quotidien, L’Église nous propose avec la Liturgie des Heures un rendez-vous régulier avec la parole de Dieu. Temps pour vivre l’appel du Christ de façon authentique : »Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer » (Mt 6,1).
Pénitence. C’est-à-dire recherche d’une plus grande disponibilité à Dieu, La liturgie nous invite pendant le Carême à mettre en valeur le rite pénitentiel. Il s’agit de regarder le Christ et de s’abandonner à sa miséricorde qui nous remet debout. Le Carême est ce temps privilégié pour accueillir le pardon de Dieu en vivant le sacrement de réconciliation.
Partage. Cela peut prendre de multiples formes, certes matérielles mais aussi relationnelles et fraternelles, en offrant du temps, de l’écoute aux autres ; occasion de retrouver le frère comme chemin vers Dieu. Le Carême est un temps de vérification de notre alliance, de notre désir d’attention à nos frères et plus particulièrement aux blessés de la vie.
Nous montons ainsi vers les célébrations pascales, point culminant de la vie chrétienne.
Missel des Dimanches 2026
La doctrine, selon Léon XIV
Le cardinal Robert Prevost n’a pas beaucoup écrit.
Pas de long entretien-programme dans une revue jésuite. Pas de catéchèse à forte dimension biographique. Pas de manifeste. Mais dans la préface discrète (1) qu’il signe au début d’un manuel sur la doctrine sociale, publié à Lima (Pérou), le nouveau pape Léon XIV, alors évêque émérite de Chiclayo, livre plus qu’on ne croit.
Nous sommes en 2022, quand le père John Joseph Lydon McHugh, un ami canadien, prêtre et universitaire, lui demande d’introduire la réédition de son ouvrage La Doctrine sociale de l’Église : son histoire et son enseignement (Fondo editorial de la PUCP). Mgr Prevost accepte. Il s’apprête alors à quitter le Pérou. Aujourd’hui, avec le recul de son élection, le résultat de cet exercice exigeant est particulièrement instructif.
À l’occasion de l’assemblée générale de la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref) à Lourdes du 18 au 22 novembre, La Croix dresse un état des lieux de la vie religieuse en France. Dans une société largement sécularisée, celle-ci se heurte à de nombreux défis, dont la redéfinition de leur charisme.
C’est une plaisanterie qui circule souvent dans l’Église. « Le nombre de congrégations religieuses dans le monde ? Dieu lui-même ne le connaît pas… » S’il aurait d’abord visé les religieuses de l’ordre franciscain – dont les branches se sont multipliées au fil de l’histoire –, ce dicton ecclésial s’est appliqué par la suite à toutes les congrégations féminines, et pourrait s’étendre à toutes les congrégations, féminines comme masculines, tant leur nombre est difficile à obtenir…
Quelle proportion, par exemple, entre religieux contemplatifs et apostoliques masculins en France ? « Je n’en ai aucune idée, et je ne sais pas qui pourrait vous aider, nous répond un père abbé. Mais vous pouvez compter sur ma prière. » Des chiffres sur le nombre exact de communautés religieuses en France ? « Les congrégations ne le renseignent pas, et cela change tout le temps en fonction des fermetures », constate-t-on à la Corref (1). Une liste, alors, des instituts religieux adhérant à la Corref – qui compte près de 500 d’entre eux ? Impossible de l’obtenir, pour des questions de RGPD…

