A méditer...

Extrait de l’œuvre "Les livres de Jakob" (de Olga TOKARCZUK)

à méditer……

 

Asher retint la leçon : les gens ont un besoin intense de se sentir meilleurs que les autres. Peu importe qui ils sont, ils doivent trouver quelqu'un qui est moins bien qu'eux. Qui est meilleur, qui est moins bien, cela dépend de nombreuses données aléatoires. Ceux qui ont des yeux clairs pensent avec condescendance à ceux qui en ont de sombres. A leur tour, ces derniers les prennent de haut. Ceux qui habitent près de la forêt se sentent supérieurs à ceux qui habitent au bord des étangs, et inversement. Les paysans toisent les Juifs avec mépris, les Juifs considèrent d'un air hautain les paysans. Les citadins s'estiment supérieurs aux villageois et ceux-ci les tiennent pour moins bien qu'eux.

N'est-ce pas ce qui soude le genre humain ? Autrui nous serait-il nécessaire rien que pour nous apporter la joie de lui être supérieur ? Et, chose incroyable, ceux qui sembleraient être le plus bas de tous, et donc les pires des pires, trouvent une satisfaction perverse à ce qu'il n'y ait pas moins bien qu'eux et donc tenir le haut du pavé en la chose.

D'où cela vient-il ? songe Asher. Ne pourrait-on pas réparer l'homme ? S'il était une machine, comme disent certains maintenant, il suffirait de déplacer légèrement un petit levier ou de resserrer une vis, et les gens trouveraient un plaisir immense à se traiter en égaux.

 

Je n'aime pas le poisson

« Avez-vous ici quelque chose à manger ? »

(Luc 24, 41)

 

Je n'aime pas le poisson

Méditation du Frère Franck Dubois
Couvent de Strasbourg

 

Je n’aime pas le poisson. Pour un pécheur, le comble. Mais au bord du lac, on n’avait pas le choix. Un jour, tout a changé. Un homme est arrivé nous embarquant avec lui. Tout à sa suite avait une nouvelle saveur. Qu’importe ce que l’on mangeait, ce sont ses paroles qui nourrissaient. Combien de repas improvisés sur le lac, chez les uns et les autres, là où l’on nous recevait. Et puis, un dernier soir, il y eut ce repas, un peu de pain, du vin. Et le Maître de les bénir : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang. »

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1ère Communion suite

 

Dimanche 20 juin Frère Cyrille de la communauté de Tibériade en Belgique a célébré cette 6ème célébration de la première des communions.
 
Sa comparaison des héros de films transformés subitement par des éléments extérieurs tels que la foudre ou une piqûre d'araignée et la transformation intérieure et progressive en recevant le Christ en communion a fait sourire l'abbé Didier.  Emelyne BECK, Yoann JAMING-METZGER et Manon MAURER ont probablement saisi l'incroyable évènement qu'ils vivaient en ce jour.
 
Frère Cyrille, comme l'abbé Didier, rappellent que la première des communions appelle à de nombreuses autres communions à vivre avec foi et fidélité.