Je connais un homme, pauvre de temps et riche d’amitié, qui n’hésite pas, toujours disponible, à donner de son nécessaire, à dormir moins que de raison, à traverser la France entière pour réconforter un ami éprouvé, sans compter, jamais, ce qu’il lui reste pour lui.
Les béatitudes ne sont-elles pas le plus beau secret que Dieu nous ait communiqué ? Les pêcheurs du lac de Galilée, Pierre, André et les autres ne se doutaient pas du grand secret qu’allait leur révéler Celui qui venait de les appeler depuis le rivage : le secret du Royaume de Dieu
Matthieu 15, 21-28
En ce temps-là, partant de Génésareth, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon. Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »
Il n’y a pas de mauvaise manière de tomber sur le bon Dieu. On entend parfois dire que c’est un peu facile de ne se tourner vers le Seigneur que dans la difficulté. Qu’on ferait mieux d’avoir une relation plus gratuite avec lui, le remercier, lui parler simplement. Ce n’est pas faux. Mais gare à celui qui nous ferait culpabiliser si nous arrivons à Dieu par nécessité. À cause d’une requête, d’un péril, d’une demande forte qu’on ne peut taire. On peut arriver à Dieu parce qu’il est notre ultime choix. Nombreux ceux qui ont prié la première fois lorsqu’un danger imminent approchait.
À Cana, le miracle a pu avoir lieu parce que Marie a mis les serviteurs de la noce en contact avec son fils, afin qu’il les fasse agir promptement. À Cana, Jésus aurait pu agir seul, mais il a voulu dépendre du bon vouloir des hommes