Matthieu 15, 21-28
En ce temps-là, partant de Génésareth, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon. Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »
Il n’y a pas de mauvaise manière de tomber sur le bon Dieu. On entend parfois dire que c’est un peu facile de ne se tourner vers le Seigneur que dans la difficulté. Qu’on ferait mieux d’avoir une relation plus gratuite avec lui, le remercier, lui parler simplement. Ce n’est pas faux. Mais gare à celui qui nous ferait culpabiliser si nous arrivons à Dieu par nécessité. À cause d’une requête, d’un péril, d’une demande forte qu’on ne peut taire. On peut arriver à Dieu parce qu’il est notre ultime choix. Nombreux ceux qui ont prié la première fois lorsqu’un danger imminent approchait.
À Cana, le miracle a pu avoir lieu parce que Marie a mis les serviteurs de la noce en contact avec son fils, afin qu’il les fasse agir promptement. À Cana, Jésus aurait pu agir seul, mais il a voulu dépendre du bon vouloir des hommes
Ce mois d’octobre est souvent, dans l’Eglise, appelé mois du Rosaire.
Une fête mariale nous rappelle cela le 7 octobre : Notre Dame du Rosaire. Cette fête a été instituée en action de grâce après la victoire des armées chrétiennes devant l’invasion des troupes de l’Empire Ottoman en 1571 à Lépante. Les forces de la « Sainte Ligue » avaient prié Marie par le rosaire, soutenues par toute la population chrétienne unie au Saint Siège.
Une tradition nous apprend que l’apôtre Saint Jacques, évangélisateur de l’Espagne, aurait vu la Vierge Marie qui l’encourageait dans sa mission. Elle était debout sur un pilier pour signifier que St Jacques devait s’appuyer sur sa foi en Jésus Christ comme sur un roc solide.
Pour le P. Chaminade ce lieu, Saragosse, fut celui de son exil après 1797 et jusqu’à 1800. C’est aux pieds de Notre del Pilar, dans la réflexion et la prière, qu’il reçut la révélation de sa mission de re-christianisation de la France. La fondation de la Famille Marianiste est l’accomplissement de cette révélation.
En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse :