La joie retrouvée
Les 100, le carré parfait, 10 par 10, c’est la Nouvelle Création tout entière, tournée vers Dieu, elle qui reçoit de lui sa plénitude. Chacun de nous fait partie des 100. Et quand il manque un coin, tout est déséquilibré. Quand l’un de nous s’éloigne, c’est l’ensemble qui est déformé. Alors, quand une brebis quitte la danse, bien sûr que le berger s’en aperçoit. Le Sauveur part à sa recherche.
Merci qui ?
La prière dominicale est là pour que nous prenions le temps, le temps de nous retourner sur les évènements de notre vie, petits et grands, récents ou plus anciens, pour les offrir à Dieu ; Celui que le Christ nous apprend à connaître et à aimer : un Dieu qui libère, qui réintègre dans la communauté, un Dieu qui pardonne. Un Dieu sauveur. Un Dieu Père.
Le temps des cerises

Agir en secret, se parfumer pour un rendez-vous… Pourquoi nos exercices de piété ont-ils souvent un goût de carême, alors qu’ils devraient respirer un parfum d’adolescence ? N’entendons-nous pas, dans l’évangile, un écho de ce temps des premiers rendez-vous d’amour, quand il importe que personne n’en sache rien, ni les amis, ni les frères et sœurs, ni surtout les parents qui ne comprendraient rien. Alors on prétexte d’aller travailler chez un ami pour couvrir le rendez-vous secret. On guette fiévreusement le courrier pour être le premier à trouver cette lettre tant attendue, afin qu’elle ne suscite pas la question indiscrète de maman, le sourire amusé de papa. On met même, pour la première fois, un peu de parfum pour plaire à l’être aimé – mais pas trop, de crainte d’être repéré.
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