Defunts 2026
« Il fera disparaître la mort pour toujours », « en lui nous espérions… il nous a sauvés », avons-nous entendu dans l’extrait du livre du prophète Isaïe. « Chacun de nous rendra compte à Dieu pour soi-même », rappelait Paul dans sa lettre aux Romains. Et Jésus, dans l’évangile de Jean : « qui écoute ma parole… obtient la vie éternelle » mais aussi « ceux qui ont fait le mal (sortiront) pour ressusciter et être jugés. »
On peut retenir deux éléments, deux évènements, deux vérités : la mort, telle que nous la connaissons, disparaîtra ; un jugement d’après nos actes sera établi.
La Vie nous est donnée et nous attend pour toujours, voilà le projet de Dieu dès l’origine, et la raison même de l’Incarnation du Fils en raison du désordre causé par le péché d’orgueil et la désobéissance. Qui que nous soyons nous sommes pécheurs, marqués par une volonté plus ou moins consciente et développée d’émancipation par rapport à notre Créateur. Autrement dit, je veux décider par moi-même, comme si j’étais mon propre maître, oubliant tout ou en partie le plan de Dieu sur moi. Ce premier constat est absolument nécessaire sans quoi l’intervention salutaire du Seigneur est incompréhensible et irrecevable et, en conséquence, sans effet réel dans ma vie. Si je ne me reconnais pas pécheur, si je ne confesse pas que mon rapport à Dieu est faussé par mon péché, alors je reste justement enfermé dans mon aveuglement et peux durer ainsi jusqu’à mes derniers jours, en passant à côté de la vraie vie et du vrai bonheur.
Journée des Defunts

Pourquoi prier pour les morts ?
En ce jour où l’Église célèbre la messe en mémoire de tous les fidèles défunts, nous pouvons nous demander quel est le sens de cette célébration.
Le premier sens, c’est de rappeler que notre Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants : Dieu, qui est bon, a créé le monde bon. Certes, cette bonté a été altérée par le péché et par la mort, mais elle n’a pas été détruite. Dieu nous le promet. Sa bonté sera encore là à la fin des temps quand la mort et le péché auront disparu. Nos défunts ont vécu de cette bonté, ils l’ont exprimée par des actes, des paroles, ils ont donné la vie. Nous avons pu les oublier, mais pas Dieu. Il les fera ressurgir au dernier jour.
Le Royaume est là
Bizarres ces Béatitudes et ce sermon sur la montagne... Le Christ promet le ciel à tous les souffrants, les pauvres, les malheureux, les tristes et les persécutés, les assoiffés de justice. Dieu nous voudrait-il malheureux ? Il faudrait subir tous ces tourments pour espérer atteindre le Royaume de Dieu ? Plus tard, le Christ ajoute qu’«il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille, qu’à un riche de rentrer dans le Royaume de Dieu ». (Mt 19, 25). Alors là, le Royaume devient inatteignable pour les chrétiens qui ont un peu d'argent de côté ! Et puis, c’est quand le Royaume des Cieux ? Notre récompense ne viendra-t-elle qu’après des souffrances, des tortures... Après la mort ? Belle affaire !
L'offrande de la veuve
Je connais un homme, pauvre de temps et riche d’amitié, qui n’hésite pas, toujours disponible, à donner de son nécessaire, à dormir moins que de raison, à traverser la France entière pour réconforter un ami éprouvé, sans compter, jamais, ce qu’il lui reste pour lui.
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