Le testament spirituel de Christian de Chergé
Le 29 mai 1996, huit jours après l’annonce de l’assassinat des moines de Tibhirine, La Croix publie le testament spirituel de Christian de Chergé, que sa famille a remis au journal quelques jours auparavant. Ce texte, datant de 1994, où le prieur envisage sa mort, est considéré comme l’un des grands textes spirituels du XXe siècle.
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Ne me retiens pas !
Marie-Madeleine a-t-elle pris Jésus dans ses bras ? L'évangile ne le dit pas. Mais on peut le supposer car sinon, pourquoi lui aurait-il demandé de ne pas le retenir ? Quoi de plus naturel, dans sa joie immense de se retrouver face à Jésus ressuscité, alors qu'elle était en larmes devant le tombeau vide, que de vouloir le toucher, l'embrasser ? Jésus ne la repousse pas, mais il ne s'attarde pas non plus. Il doit partir vers son Père, notre Père.
Je suis avec vous
La fête de l’Ascension fixe notre attention sur le retour du Christ au Père et sur son absence corporelle, qu’il s’agisse de son corps terrestre ou de son corps glorieux de Ressuscité apparaissant aux siens. La rencontre du Christ sur une montagne de Galilée marque une étape. En investissant ses disciples de la force de l’Esprit, en les envoyant annoncer la Bonne Nouvelle et baptiser toutes les nations, il établit une continuité entre lui et eux, entre lui et les membres de son corps, même su cette métaphore chère à Paul (1Co 12).
La confession fait peau neuve

On la croyait éteinte. La confession réapparaît dans les pratiques des jeunes générations catholiques. Pour son plus grand malheur ? Arnaud Alibert, rédacteur en chef assomptionniste, voudrait y voir une occasion de fête, là même où certains y voient un mauvais moment à passer.
Il y a un regain de la pratique religieuse dans notre société. Pour le catholicisme, on cite volontiers le nombre des catéchumènes, en explosion, comme la fréquentation des sanctuaires, des rassemblements et de la messe hebdomadaire. On parle peu de la confession. Or, cette habitude, pour ne pas dire obligation, qui s’était progressivement perdue, réapparaît parmi la jeune génération de croyants. Impossible de l’ignorer, et pourquoi pas, de s’en réjouir.
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