Communauté de Paroisses St. Gabriel Val de Sarre Nord

 

 

Marie-Madeleine a-t-elle pris Jésus dans ses bras ? L'évangile ne le dit pas. Mais on peut le supposer car sinon, pourquoi lui aurait-il demandé de ne pas le retenir ? Quoi de plus naturel, dans sa joie immense de se retrouver face à Jésus ressuscité, alors qu'elle était en larmes devant le tombeau vide, que de vouloir le toucher, l'embrasser ? Jésus ne la repousse pas, mais il ne s'attarde pas non plus. Il doit partir vers son Père, notre Père.

 

Le Christ ressuscité n'est plus Jésus de Nazareth. Il est encore là, sur terre, dans ce jardin, mais pour peu de temps. Il doit retourner prendre sa place dans le Royaume, à la droite du Père. C'est de là qu'il veille sur nous dorénavant. Que ferions-nous si le Christ était toujours là, physiquement ? Lui qui déjà se faisait écraser par la foule lorsqu'il prêchait au bord du lac de Galilée, il ne tiendrait pas ! Et nous non plus. Comment pourrions-nous vivre notre vie si Dieu était à portée de notre voix ou de nos bras ?

 

Depuis le jour de la Pentecôte, ce n'est plus l'homme Jésus qui se trouve au milieu de nous, mais son Esprit. Un esprit de liberté qui n'impose rien, ne réfléchit pas à notre place, ne nous prend pas par la main comme des enfants, mais nous éclaire, nous console, nous rend plus forts et plus charitables. Marie-Madeleine est partie en courant annoncer la nouvelle de la résurrection, toute à sa joie. Suivons-la ! 

 

Frère Benoît Delhaye

Couvent Saint-Pierre Martyr à Strasbourg