Le temps de la foi

une bougie

Avec l’Avent, s’ouvre ce temps particulier où nous devons convertir notre attente de la venue du Seigneur, parfois si théorique et si lointaine, en sa réalisation dans le mystère de l’Incarnation. Durant les prochaines semaines, la liturgie va multiplier les mots et les attitudes spirituelles afin de nous préparer à cette venue du Seigneur selon la chair.

Veillez !

Ce temps ne sera donc pas celui de l’inactivité, mais celui d’une recherche patiente des signes de la venue du Seigneur en notre humanité. Ceux-ci seront probablement des signaux faibles, selon l’adage qui veut que la « charité ne fasse pas de bruit » !
Ce temps ne sera pas celui d’une recherche solitaire mais en Église où, communautairement, nous apprendrons à reconnaître le Seigneur qui vient.

En d’autres termes, il s’agira de donner une nouvelle saveur à notre prière, celle de l’inattendu de Dieu dans nos existences humaines. Ce sera celle de toute l’Église, une assemblée cosmopolite où fidèles et ministres s’unissent dans une même louange vers le Seigneur, un même dialogue avec Dieu qu’elle espère de toute éternité. Seigneur, c’est toi notre père […], nous sommes tous l’ouvrage de ta main.

Ainsi, toute notre prière pourra devenir eucharistique, et véritablement une action de grâce. Aucun don de grâce ne vous manque, à vous qui attendez de voir se révéler notre Seigneur Jésus Christ.

Durant ce temps de la foi, que notre manque devienne cette attente active de la venue du Seigneur.

Père Olivier Praud