Prendre soin de notre maison commune avec Laudato Si

Création : mercredi 28 novembre 2018

La dernière lettre encyclique du pape François, Lautato Si’, traite de « la sauvegarde de la maison commune ».

A Katowice se tient actuellement une importante réunion de la COP 24 de tous les Etats qui ont fait de la lutte contre le réchauffement climatique une priorité absolue. L'encyclique du Pape François "Laudato Si" reste donc d'une brûlante activité. Elle mérite toute notre attention de chrétien et de citoyen.

Notre « maison commune » dit encore plus que « famille humaine », expression déjà utilisée par des prédécesseurs du pape François : une maison commune, on est forcé d’y habiter ; c’est un foyer qui nous permet de vivre à l’abri, de s’y poser, de se retrouver. Et il y a un art d’habiter la maison, c’est l’éthique. La terre est l’habitat de l’homme et non pas un simple ensemble de ressources ou de biens de consommation à sa disposition. La maison est le lieu de la rencontre inévitable avec les autres – si elle est commune – et de l’accueil mutuel si cela doit être vivable… C’est le lieu d’une solidarité qui s’impose. C’est un don reçu de Dieu et que nous partageons, si nous nous situons comme croyants.

Parler de « sauvegarde de la maison commune », cela signifie pour le pape la volonté de s’adresser à « chaque personne qui habite cette planète » (Laudato Si’ n° 3), sans exception, pour relever un défi qui appelle une réponse urgente.

Plutôt que le mot « sauvegarde » retenu pour la traduction française on aurait pu préférer l’expression « prendre soin » pour signifier ce souci que nous devons avoir de la maison commune. Prendre soin, faire preuve de sollicitude, comme auprès des malades, comme vis-à-vis de tous ceux qui souffrent ; or la terre est malade et les pauvres sont les premiers à en souffrir.

Pour méditer, échanger :

+ Qu’est-ce qui me fait le plus image quand j’essaye de réaliser que nous habitons effectivement une maison commune ?

+ Comment pouvons-nous rejoindre, comme chrétiens, tous les hommes sans exception pour relever le défi de la construction de l’avenir de notre planète (cf. Laudato si n° 14) ?

+ Quel lien personnel je fais entre la perspective de prendre soin des plus pauvres et celle de prendre soin de la planète ?