Carême

Création : lundi 29 janvier 2018

Un des défis les plus urgents sur lesquels le Pape François s’est arrêté dans son message écrit pour le Carême 2015 est celui de la mondialisation de l’indifférence. « L’indifférence envers son prochain et envers Dieu est une tentation réelle même pour nous, chrétiens. C’est pour cela que nous avons besoin d’entendre, lors de chaque Carême, le cri des prophètes qui haussent la voix et qui nous réveillent ».

Le Carême, ce sont 40 jours pour lutter contre l’indifférence envers Dieu et se préparer à la fête de Pâques. Ce chiffre est courant dans la Bible: les 40 jours du déluge, les 40 années du peuple hébreu dans le désert avant d’atteindre la Terre promise, les 40 jours de Jésus dans le désert entre son baptême et le début de sa vie publique. Ce chiffre de quarante symbolise les temps de préparation à de nouveaux commencements.

Le Carême est un temps de renouveau pour l’Église, pour les communautés et pour chaque fidèle.

Durant le temps du Carême, nous sommes invités à nous donner des moyens concrets, pour nous aider à discerner les priorités de notre vie par la pratique du jeune (privation de nourriture ou de quelque chose qui est nécessaire ou agréable, de l’aumône (partage de son argent ou de son temps) et de la prière pour dialoguer avec Dieu, lui parler avec confiance, lui dire merci, lui demander de l’aide.

« A chaque période de carême, le pape François nous rappelle combien il est important d’être à l’écoute de son prochain, d’être bienveillant et de faire preuve de charité pour bâtir un monde plus juste et plus fraternel. Participer à la collecte du CCFD-Terre Solidaire fait partie intégrante de ce geste de solidarité. » Père Bruno-Marie Duffé, ancien aumônier du CCFD-Terre Solidaire.

Dimanche 18 mars 2018, 5e dimanche de carême, collecte de Carême dans les communautés chrétiennes

CCFD-Terre Solidaire est mandaté par la Conférence des évêques de France pour mobiliser les chrétiens face aux enjeux de solidarité internationale.

Au cours du Carême, KTO consacre une émission spéciale de débats et de reportages. À la rencontre des hommes et des femmes, soutenus par le CCFD-Terre Solidaire, qui luttent contre la faim, combattent la pauvreté et l’injustice. Retrouvez la programmation sur www.ktotv.com

Le Carême

Création : lundi 29 janvier 2018

À peine avons-nous prononcé ce mot que nous pensons : faire des efforts, des privations, tenir des résolutions, en un mot froncer les sourcils et prendre la tristesse au sérieux ! Un Carême qui part de nous pour aller à Dieu, au lieu de partir de Dieu pour aller à nous.

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Le temps de l'Avent : veillez, veillez, ...

Création : vendredi 15 décembre 2017

 

Jésus parle à ses disciples de "sa venue". Quelle venue? Pour l'évangéliste, il s'agit de sa venue glorieuse lorsque le monde basculera dans le monde neuf et autre de Dieu. Mais quand cela adviendra-t-il ?

Le temps de la préparation

Esprit saint, par le souvenir de la première venue du Fils de Dieu parmi nous à Bethléem, oriente notre regard et notre coeur vers la seconde venue du Seigneur à la fin des temps.

Le temps de l'observation

Trois fois, Jésus demande impérativement à ses disciples de «veiller». Mais pourquoi? Jésus veut que ses disciples se tiennent prêts pour l'accueillir lors de sa «venue».
 
Une petite parabole renforce cette insistance. Avant de s'absenter un homme confie à ses serviteurs le soin de faire fonctionner la maison sans lui. Le portier comme les serviteurs ignorent tout du moment de son retour. À force d'attendre et ne voyant rien venir, les serviteurs peuvent se lasser, s'endormir!D'où la consigne de «veiller» en permanence. La parabole précise cependant que la venue du maître se fera de nuit : «le soir, le milieu de la nuit, le lever du jour au chant du coq, et la fin de la nuit ou matin». Ce sont les quatre divisions traditionnelles de la nuit.

Le temps de la méditation

Peut-on repérer dans ce petit texte de Matthieu les traces habituelles : foi de Pâques, vie des communautés, allusion au monde à venir, présence des Écritures, souvenir sur Jésus?

La foi de Pâques
 
Bien sûr, la foi de Pâques forme l'armature du texte. La venue glorieuse de Jésus est la conséquence de sa victoire sur la mort. Jésus est entré dans le monde de Dieu pour y préparer notre place. À la fin des temps, le monde actuel cédera définitivement la place au monde neuf et tout autre de Dieu, «le Royaume».

L'espérance du monde à venir
 
La venue en gloire du Ressuscité est le signal de l'irruption du monde à venir. Quand Matthieu écrit son évangile, les chrétiens ne voient plus de leurs yeux Jésus. Ils croient qu'il va venir bientôt dans son rayonnement de Ressuscité pour installer totalement et définitivement le monde divin, le Royaume des cieux.

La vie des communautés chrétiennes
 
 Dans cette attente du monde nouveau, des chrétiens trouvent le temps long! Ils ont du mal à veiller, à tenir bon. Le Ressuscité invisible ressemble au maître absent de la parabole. Son absence dure puisque sa venue glorieuse tarde. D'où la lassitude, le doute, le découragement, ou l'endormissement…
 
La parabole entend faire réagir. Jésus a vaincu la nuit, les ténèbres, comme le suggère la mention des quatre parties de la nuit. Autant préparer sa venue en combattant comme il l'a fait les ténèbres, la nuit. Qu'il vienne aujourd'hui ou demain n'a pas d'importance. Dieu sait ce qu'il fait et décidera seul du moment de cette venue. Et puis aussi, le Ressuscité n'est pas absent puisqu'il reste mystérieusement présent avec ses disciples à qui il a confié sa maison, son Église. Le portier de la parabole reçoit une recommandation particulière de veiller. Serait-ce une allusion au rôle de Pierre dans l'assemblée chrétienne?

L'Ancien Testament
 
Dans l'Ancien Testament, les prophètes annoncent la venue des temps de Dieu, et la venue surprise de Dieu, au Jour connu de lui seul, pour visiter, délivrer et sauver son peuple. Les chrétiens ont vu dans la vie, la mort et la résurrection de Jésus la réalisation cette espérance prophétique.

Le souvenir de Jésus
 
Jésus a préparé et enseigné ses disciples dans la confiance totale au projet deDieu qu'il est venu accomplir. Le texte de Matthieu correspond bien à l'attitude constante de Jésus demandant à ses disciples de tenir bon et d'être actifs dans la proclamation de l'Évangile.

Le temps de la prière

Seigneur Jésus, Fils de Dieu, tu es venu pour devenir notre frère. Ressuscité, tu nous rencontres aujourd'hui dans les sacrements, l'amour des autres et la prière. Nous attendons ta venue dans la gloire lorsque tu nous introduiras dans ta famille divine. Que ton esprit nous garde du découragement, du doute, de l'abandon et nous communique une foi active, joyeuse et impatiente.

Père Marc Sevin, bibliste

Notre Père

Création : mercredi 15 novembre 2017

ANNÉE B

Dimanche 3 Décembre 1er dimanche de l'Avent

"Prenez garde, restez éveillés". Dieu ne cesse de visiter son peuple. Plus d'une fois, il a déchiré les cieux» pour le secourir et le consoler. Nos coeur veillent et s'émerveillent en cette saison de l'Avent, car nous savons que le Christ est toujours bien vivant parmi nous. 

INFO : à partir de ce premier dimanche de l'année liturgique, on utilise la traduction modifiée du Notre Père. À la place de : «Ne nous soumets pas à la tentation», on dit maintenant : «Ne nous laisse pas entrer en tentation.»

 

Le nouveau Notre Père

Le premier dimanche de l'Avent, le 3 décembre 2017, les catholiques seront invités à  prier avec la nouvelle traduction du Notre Père. Ce sera une occasion de se réapproprier la prière que le Christ nous a enseignée.

Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à  ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, 
mais délivre-nous du Mal.

A qui s'adresse le Notre Père ?

Alors que Jésus était en prière, un disciple lui demande : "Apprends-nous à  prier". Jésus lui répond avec le "Notre Père". Cette prière est avant tout l'expression de l'attitude spirituelle du disciple de Jésus.

 Quand je prie: "Notre Père", à qui s'adresse ma prière?

 Quand je prie le Notre Père, ma prière s'adresse au Père de Jésus, c'est-à -dire à  la première personne de la Trinité. Car si Jésus est venu nous révéler le mystère de Dieu, c'est pour nous permettre d'entretenir des relations personnalisées avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Quand je dis Notre Père, je m'adresse donc à  celui qui a voulu m'adopter comme son Fils en Jésus Christ, qui est son fils unique. C'est une relation personnelle, filiale que j'ai avec le Père. Avec Jésus, j'ai une relation fraternelle. Il est l'ainé d'une multitude de frères. Quand je m'adresse à  lui, ma relation est fondamentalement fraternelle, même si je le reconnais et le confesse comme fils de Dieu et Dieu.

Quand je dis Seigneur, à  qui est-ce que je m'adresse ?

Je peux et je dois dire Seigneur quand je m'adresse au Père, car c'est le terme qui exprime Dieu lui-même. Dans l'Ancien Testament, c'est le Seigneur. Dans les Evangiles, ce terme est attribué à Jésus, ce qui est une manière de confesser sa divinité, son rapport à  Dieu. Quand je dis Seigneur Jésus, ou Jésus Christ notre Seigneur, c'est une confession de foi qui confesse Jésus comme Christ et Seigneur. Quand je dis Seigneur, je peux soit m'adresser à Jésus soit au Père. Mais il est évident que toute prière remonte au Père. Si je m'adresse au Fils, je m'adresse aussi au Père à  travers lui, car le but du Fils c'est de venir de la part du Père nous chercher pour nous emmener vers Lui. Tout commence et tout retourne au Père.

Bernard Sesboué, sj

Fête du Christ Roi

Création : mercredi 15 novembre 2017
La fête du Christ Roi clôt le cycle de l’année liturgique. Elle a lieu le dernier dimanche de l'année liturgique.

 

La fête du Christ Roi clôt le cycle de l'année liturgique. Toute l'année les chrétiens ont célébré les grands moments de la vie de Jésus. Lors du dernier dimanche de l'année, ils sont invités à se tourner vers le Christ roi de l'univers et juge de l'humanité. Le texte qui est lu ce dimanche est le texte du jugement dernier : "J'étais nu et tu m'as donné à  manger, malade et tu es venu me voir". Le royaume du Christ est donc avant tout un royaume d'amour.